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Paris : Abandonné par son pays ! La France naturalise le meilleur tennisman mauritanien

Paris : Abandonné par son pays ! La France naturalise le meilleur tennisman mauritanien


Akhbarnouadhibou -  Natif de la cité ouvrière et minière, Zouérate, Baba Ould Dahia, alias Babache, est un de nos rares sportifs, qui ont honoré le drapeau rouge , vert et jaune, en réussissant à partir de rien et en si peu de temps,…

puis en transformant cet essai en exploit, dans une discipline sportive, où les sous-développés se comptent sur les doigts d’une toute petite main. Le moins qu’on puisse dire est que le tiers-monde reste nouveau sur le court du tennis.

Maintes fois abandonné à lui-même dans les rues de Tananarive (Madagascar), Maputo (Mozambique) ou Hararé (Zimbabwe)…, alors qu’il était venu représenter son pays, Babache trouve grandes ouvertes les portes de la dérive morale, qu’il décline une à une, « non, fontaine, je ne boirai jamais de ton eau ».

« J’étais plus fort que toutes ses mauvaises tentations, pourtant faciles, parce que, avoue-t-il, j’étais venu de la capitale du Tiris uniquement pour jouer, et bien jouer au tennis.

Je veux lever haut les couleurs de notre drapeau national, à côté de ceux des pays des géants du Tennis: Mats Wilander, Bjorn Borg, Sanchez, Agassi, Sabatini, Noah, Federer…, et si je suis passé ici, c’est parce que j’ai choisi de marcher sur leur trace, et pour dire au monde que le Sahara peut produire de grands sportifs.

La consécration pour moi ce n’est pas seulement mon classement (682e) à l’Association des Tennismen Professionnels (ATP) mais plutôt de voir mes compatriotes promouvoir leur participation aux compétitions et enregistrer de nouveaux progrès sportifs. »

Nous avons autant d’atouts que les autres, avec en plus l’engouement des jeunes, qui veulent se donner corps et âme à leur passion sportive, mais notre plus grand handicap demeure la mentalité rétrograde de nos responsables.

En effet, certains, parmi eux, ignorent tout de l’éducation physique et la considèrent, comme une perte de temps, sinon, un loisir pour désœuvrés, même si, ils commencent, sous les recommandations pressantes de leur médecin traitant, à se rendre à l’évidence qu’elle est vitale pour la santé.

Concernant son exil Babache raconte au journal mauritanien Mourassiloun : Ce sont nos gouvernants, qui sont seuls responsables de mon exil, rappelle-t-il amèrement. Ne m’ont-ils pas abandonné à Maputo au Mozambique ? Ne m’ont-ils pas fait passer des nuits à la belle étoile à Harare… ce qui a offert l’opportunité d’or aux français (Lol..) de m’emmener à Paris, rétorque-t-il, non sans insistance.

Et comme ils connaissent la valeur du sport, et la noblesse de ses pratiquants, ces derniers n’ont pas hésité à me recruter et à me naturaliser en tant que Grand Athlète.

Pour l’enfant de Zouerate, la gestion du département des sports doit être confiée aux sportifs eux-mêmes. Ce n’est pas une récompense politique pour un rôle donné, mais une charge lourde de responsabilité, si l’on tient à inscrire le nom de la Mauritanie sur la première page de l’annuaire sportif mondial…

Malgré la distance, Babache fait de temps à autre des sauts à son Btah Zouérate, chaque fois que l’occasion se présente, dit-il.

Je visite les miens, me promène dans ses rues et m’offre le plaisir d’échanger quelques balles avec ses jeunes qui, par leur présence physique et leur amour pour le ballon jaune, nous entretiennent encore et animent la paire de courts de Tennis qui embellit la cité minière.

Babbah Abidine / MABAS - Akhbarnouadhiou.info

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